• Espoir, ma lueur...

    Les Détraqueurs... Sans doute la créature la plus effrayante de l'univers d'Harry Potter ! Dans cette courte fanfiction j'ai voulu décrire un peu l'effet qu'ils pouvaient avoir sur un être humain.

     

    Bonne lecture !

     

     

    « Mlle Scarlett Peakes, le Magenmagot a décidé de vous envoyer à Azkaban pour une durée non définie, jusqu’à ce que nous ayons plus d’éléments sur cette enquête. »

     

    Cette phrase de la veille résonnait encore douloureusement dans sa tête, chaque syllabe sonnait comme un coup de marteau, chaque lettre avait été prononcée avec distinction, comme pour l’enfoncer davantage. Sans avoir pu prononcer un seul mot la jeune femme s’était retrouvé à l’éden des Détraqueurs. Ces derniers l’avaient d’ailleurs approchée dès son arrivée, comme pour faire un pari sur le temps qu’elle tiendrait avant de s’annoncer vaincue, mais Scarlett ne comptait pas les laisser faire leurs vautours si facilement. Malgré tout cela ne faisait pas vingt-quatre heures qu’elle était là et déjà elle se sentait affaiblie… Seul le sol froid de sa cellule la maintenait éveillée.

     

    Elle repensait à son visage quand le président du Magenmagot avait annoncé la peine, après de longues heures d’appréhension. Donaghan… Allait-elle le revoir un jour ? Oui. Elle en était persuadée. Même si elle devait rester à moitié crevée là pendant des mois, voire des années, elle le reverrait, elle en était certaine. Pourquoi cela n’arriverait pas après tout ? Elle n’avait rien fait de mal. Certes l’époque que le monde magique traversait en ce moment était difficile. Le Ministère enfermait pour un rien les gens à Azkaban, comme par paranoïa, comme par crainte qu’un mage noir ne refasse surface. Cette pensée faillit lui arracher un sourire : elle, le futur bourreau des sorciers ? Elle faisait juste quelques expériences interdites dans son laboratoire, mais elle le faisait pour elle et uniquement pour elle, pas pour envahir le monde avec de nouvelles potions révolutionnaires.

    Son fiancé lui manquait, terriblement déjà. Elle se savait capable de rester loin de lui quelques heures pourtant, elle avait d’ailleurs une sainte horreur des couples-poulpes, mais la perspective de rester enfermée là sans le voir pour peut-être une décennie commençait déjà à la détruire. Depuis ces vingt-quatre heures elle n’avait cessé de songer à lui, rêvant de retrouver ses bras, qu’elle aurait trouvés bien plus rassurants à présent. Scarlett pensait à lui, à leur rencontre, à leurs douces années de bonheur passées ensemble à Poudlard, à l’année qui avait suivi dans cette petite maison pleine de charme à l’orée du bois… Les souvenirs étaient clairs dans sa tête, elle arrivait à les revivre comme si elle y était. C’était sa seule force dans cette prison et en même temps ce qui la faisait sombrer. Elle fermait les yeux et imaginait. Parfois, un Détraqueur en quête de souvenir heureux s’approchait et lui volait cet instant de sérénité, mais elle recommençait. Sa détermination à garder ses souvenirs était sans faille.

     

    Mais bientôt la solitude s’immisça plus profondément en elle : les autres prisonniers étaient loins. Ou peut-être étaient-ils très près. Quoiqu’il en soit elle ne pouvait pas les voir, ni leur parler, encore moins les toucher. La réalité commençait à devenir floue. Donaghan… Elle voulait le revoir. Elle pensait de moins en moins à lui. Sa volonté était forte, mais les souvenirs s’effaçaient progressivement : où était-il ? Que lui avait-il dit en dernier déjà ? L’attendait-il ? La jeune femme glissa jusqu’aux barreaux de sa cellule et s’accrocha à ceux-ci. Elle se sentait déjà si faible… Depuis combien de temps était-elle là ? Il lui semblait que cela faisait des années. Elle n’était pas sûre du nombre de jours exacts, mais cela faisait entre vingt-cinq et trente-cinq jours. Ou peut-être plus. Ou peut-être moins.

    Cramponnée aux barres de sa cellule qui représentaient tant de choses pour elle, elle se mit à pleurer. Ses larmes étaient ce qu’il y avait de plus chaud dans cette prison et ça, personne ne pouvait rien y changer. Le sol était glacé, les Détraqueurs se régalaient de la température si basse, la nourriture était toujours froide, ses vêtements ne la réchauffaient point… Mais ses larmes, elles, semblaient capturer toute la chaleur qu’il restait en cet endroit. Scarlett ferma les yeux. Elle devait penser à lui, c’était son seul espoir, la seule pensée qui lui donnait du courage pour affronter ce terrible lieu. Elle le voyait. Il était souriant, c’était à Poudlard un jour de pluie. Le paysage était triste mais le moment intense. Ils venaient d’obtenir leurs A.S.P.I.C et rêvaient, un peu naïfs, de ce qu’ils allaient faire plus tard, ils imaginaient leur futur ensemble. Don’ la prenait dans ses bras, l’embrassait puis… Un Détraqueur frôla Scarlett, la faisant reculer brusquement. Le futur… Leur futur… Son futur… À quoi pensait-elle déjà ? Dongaghan et elle, qu’avaient-ils envisagés ? Elle ne se souvenait plus. La jeune femme se concentra, refermant les yeux, essayant de revoir ce visage plein de bonheur… Pendant un instant elle parvint à le revoir, pendant un si court moment… Peu à peu son visage s’effaçait, ne laissant bientôt place qu’à un grand écran noir.

     

    Les Détraqueurs avaient eu raison d'elle.

     


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