• Farlig Kopar

    Poème rédigé selon le thème donné qui était... "les mines de cuivre de Kopparberg". Ce n'était pas évident,mais si ça vous tente de voir ce qu'un thème comme celui-ci peut donner...

     

     

    Les yeux baignés de peur

    la sombre horizon effleurent

    dans ce royaume de la nuit

    que le soleil au zénith fuit.

     

    Les oreilles attentives

    à la moindre alerte négative

    ne captent que le sinistre opéra

    des machines attaquant les parois.

     

    Les narines embuées et moroses

    éloignées des effluves des roses

    laissent pénétrer l'âcre odeur

    de la roche éventrée, de la terre en pleurs.

     

    La main d'avoir trop pioché

    rendue douloureuse au toucher

    de la pierre humide, froide, écailleuse

    qui renferme ce pourquoi l'on creuse.

     

     

     

    Entre deux rocs se dessine une fissure.

    Dans les tunnels court un grondement obscur.

    Les relents fétides de la mort torturent.

    Dix doigts enterrés à jamais entre ses murs.

     

    L'antre où se sont aimés Vénus et Persée

    conservera à jamais ses secrets.


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