• Ferme les yeux au futur

    Encore une fanfiction HP, qui inclue un descendant de la famille Malefoy.

     

    Bonne lecture !

    CHAPITRE UN

     

    La baguette de trente-trois centimètres à l’âme remplie d’un nerf de cœur de dragon était enveloppée de bois d’acajou et frémissait dans la main de son sorcier, qui ne s’en était jamais séparé depuis son acquisition. On aurait dit que la baguette était vivante et rayonnait à l'idée de pouvoir se rendre utile. Le sorcier la pointa droit devant lui, fronça les sourcils et prononça bien distinctement et avec une facilité déconcertante ;

     

    « Avada Kedavra.  »

     

    Le sombre insecte poilu qui se trouvait sur le mur de son salon s’écroula aussitôt, sans avoir eu le temps de prononcer « acromentule ». Son corps gisait parmi d'autres, le sorcier se fichait bien d'avoir la compagnie, ou pas, de cadavres d'araignées.

     

    « Une de moins ! Ce maléfice est tout de même bien plus efficace que l’autre produit moldu que la fille Grattesec veut me vendre, comme si j’allais me rabaisser à débourser quelques précieux gallions pour ces bibelots indignes du monde sorcier ! »

     

    L’homme vêtu d’une robe noire et verte posa alors sa baguette sur une petite table en bois d’if, certainement assez âgée, et s’assit dans un fauteuil moelleux, le seul de la pièce. Sa maison ne comportait chaque objet qu’en une fois et était plutôt exigüe mais le chaos qui y régnait étant sans nom ! Partout on pouvait trouver des fioles contenant des yeux d’animaux certainement plus dangereux les uns que les autres qui trempaient dans des liquides visqueux, des livres portant des noms qui suffisaient à nous donner envie de les jeter au fond d’un puits et toutes sortes d’autres objets qui semblaient assez douteux… La poussière envahissait cet endroit qui était aussi sombre que le sorcier qui y demeurait. Ce dernier râla lorsque quelqu’un vint frapper à sa porte : qui donc venait le voir ? Il n’avait plus d’amis depuis bien longtemps, à moins que… Oui, c’était certainement elle, cette femme à l’allure de Verlieu. Il se leva péniblement, malgré son âge encore tendre ; il n’était plus éphèbe mais la trentaine lui souriait. En ouvrant la porte qui grinçait depuis déjà de nombreuses années il aperçut sur son seuil la personne qu’il méprisait le plus au monde : Elladora Magg. Elle avait emmené avec elle son mioche, un petit garçon à la tignasse blonde et emmêlée d’environ cinq ans, dont le père était parti quelques années auparavant. Ce qui n'étonnait pas beaucoup le sorcier : avec une femme pareille, qui resterait ?

    Cette sorcière au sang mêlé lui rendait régulièrement visite sous prétexte qu’elle était sa voisine la plus proche, mais il la soupçonnait d’être une cracmolle, ce qui ne faisait qu’accentuer son dégoût pour elle. Cette fois, quelle excuse avait-elle trouvé pour venir jusque chez lui ?

     

    « Bonjour monsieur Malefoy. J’ai un petit problème voyez-vous, des gnomes ont envahi mon jardin. Ils détruisent mes plantations, ma verveine est dans un état… Vous n’auriez pas une astuce pour dégnomer tout ça ?

    - Hum… Ce n’est pas compliqué Mlle Magg, faites…

    - Elladora, appelez-moi Elladora.

    - Elladora, oui oui, répondit-il, visiblement agacé et impatient de se débarrasser d’elle. Écoutez-moi, j’ai souvent des gnomes dans mon jardin et je connais une technique très simple pour s’en débarrasser : jetez-leur un petit Endoloris, ils ne reviendront plus avant quelques années au moins, je vous le promets.

    - Oh… »

     

    La jeune femme prit un air déconcerté, elle fronçait les sourcils comme pour se demander si le sorcier solitaire plaisantait ou pas… Mais il était parfaitement sérieux ; il déclarait régulièrement qu’on ne devait pas plaisanter avec la magie noire (mais il ajoutait toujours en pensée qu’on pouvait s’en servir sans modération). En tout cas il n’attendit pas qu’Elladora réagisse et ferma la porte d’un coup sec après lui avoir adressé un léger sourire ironique : il savait qu’elle préfèrerait laisser les gnomes vagabonder dans son jardin plutôt que de songer une minute à leur faire subir un sortilège impardonnable ! Et puis, même si elle l'avait voulu elle n'aurait pas eu les capacités pour jeter un tel maléfice. Il ne regarda pas par une de ses minces ouvertures qui lui servaient de fenêtres si la femme était partie ou pas, ça lui importait peu à vrai dire. Le Malefoy s’approcha de sa cheminée et y jeta une poignée de poudre de cheminette avant de prononcer de vive voix :

     

    « Allée des embrumes. »

     

    CHAPITRE DEUX

     

    Le sorcier atterrit dans une boutique à l’allure très miteuse de la rue la moins fréquentable de Londres. Sa longue robe sombre de sorcier traînait légèrement par terre, soulevant des nuages de poussière, mais il ne paraissait guère s’en soucier. Il replaça une mèche de ses cheveux blonds (ils n’étaient pas si longs mais plutôt indomptables dans le genre) dégageant son visage rempli de charme si on y regardait d’assez près. Mais ça aussi il s’en fichait pas mal, que les femmes s’intéressent à lui ou pas lui était égal. D’ailleurs, il ne voulait pas d’une femme, elle risquerait de l’empêcher d’exercer la magie qu’il voulait, quand il voulait, où il voulait et surtout… Sur qui il voulait. À peine fut-il sorti de la boutique qu’un vieux sorcier visiblement très pauvre se jeta sur lui pour lui demander quelques noises, mais le mendiant n’avait pas choisi la bonne rue ni la bonne personne : Malefoy n’hésita pas une seconde à lui jeter un sortilège pour le repousser. Gémissant de douleur, le pauvre homme s’éloigna aussi vite qu’il le put, et notre sorcier continua sa route, empruntant une ruelle très discrète qui menait vers une autre, puis une autre…

     

    Enfin il arriva devant la boutique. On pouvait lire sur l’enseigne, à deux ou trois lettres près ; « Jugson : la bibliothèque du maléfice ». Il se rendait ici chaque mardi dans l’après-midi, il connaissait bien le patron et l’amour qu’avait celui-ci pour la magie noire, aussi s’entendaient-ils parfaitement bien ! Lorsqu’il entra, deux crânes suspendus au-dessus de la porte pour avertir de l’arrivée d’un nouveau client s’entrechoquèrent, ce qui fit accourir aussitôt l’homme tenant la boutique, un vieillard au regard sombre et aux yeux verts, luisants.

     

    « Alistair ! Je t’attendais, tu passes légèrement plus tôt en général.

    - J’ai eu un petit imprévu… Tu sais, cette femme qui vient régulièrement.

    - Ah… Tu parles de Mlle Magg ? Elle est jolie tout de même. Mais au niveau magique… N’en parlons pas, elle n’est pas digne d’une conversation de sorciers au sang pur. Je te laisse cinq minutes je dois aller faire une course, n’hésite pas à te servir. Fais comme d'habitude, tu es comme chez toi ici ! »

     

    Le vieil homme se dirigea vers la sortie, laissant Alistair seul dans la boutique. Il la connaissait bien, savait par cœur où se trouvait le rayon sur les potions permettant des transformations physiques abominables, où se trouvait l’étagère avec les maléfices les plus puissants, où pouvait-on trouver deux ou trois livres sur des transferts d’organes... Ce magasin regorgeait de livres plus intolérables les uns que les autres ! Attiré par le bruit que faisait un des livres posé sur une table au fond de la boutique, il s’approcha… Le bouquin en question traitait des Inferi. Il agita sa baguette et le livre se tut. Il faisait particulièrement sombre dans cette échoppe, l’homme ne voyait pas grand-chose… Mais il distingua un livre très épais, bien plus poussiéreux que les autres… Il le prit. L'ouvrage était lourd, bien plus que tous ceux qu’il avait pu prendre dans ses mains jusqu’à présent. Il dut passer sa main sur la couverture pour parvenir à lire le titre, mais c’est avec une légère déception qu’il constata que le grimoire n’en avait pas.

     

    « Hé bien, tu as trouvé quelque chose d’intéressant ? »

     

    Alistair sursauta : le vieillard était revenu mais il ne l’avait pas entendu entrer, il le surprenait d’ailleurs bien souvent de cette manière mais l'homme ne s’y habituait toujours pas. Il se retourna et lui montra le livre sans prononcer un mot. Son regard, lui, posait plein de questions.

     

    « Ah ce livre… Une femme est venue me le vendre ce matin pour seulement deux gallions, une affaire ! s’exclama le vieil homme. Si j’ai bien compris il permettrait de maîtriser son futur, ou quelque chose dans le genre. Intéressant, non ? Et puis…

    - Combien ?

    - Quinze gallions, j’ai besoin de recettes, le magasin coule. Enfin pour toi si tu veux ça peut être...

    - C'est bon, je te le prends. »

     

    Le sorcier était pressé de se mettre à sa lecture : un livre aussi mystérieux ne pouvait que passer entre ses mains. Il jeta plusieurs pièces dans la main du vieux et sortit de la boutique. Quelques minutes plus tard, il était chez lui. La lecture le tentait, mais il avait promis d’écrire à son oncle avant mercredi, il décida donc de s’y mettre avant de faire quoique ce soit d’autre. Il déposa le livre sur une étagère, assez en évidence, puis alla s’installer à son bureau et commença à rédiger sa lettre. À la septième ligne, il fronça les sourcils : il lui semblait entendre comme un léger bruit, comme si quelqu’un… Frappait sur quelque chose. Il releva la tête et soupira bruyamment.

     

    « Ce n’est pas encore cette morue d’Elladora ! »

     

    Non, ce n’était pas elle. Il s’agissait d’un bruit bien moins distinct, et très régulier… Même pour lui qui était doué en magie et habitué aux phénomènes de ce genre, le bruit sonnait de manière assez inquiétante à ses oreilles.

     

    « Il y a quelqu'un ? »

     

    CHAPITRE TROIS

     

    Le bruit venait du livre. Le sorcier à la mine légèrement apeurée s’approcha de l’étagère où il avait posé le livre en marchant sur la pointe des pieds, comme s’il ne devait pas faire de raffut. Il avait peur et cela se voyait, mais il n’y pensait pas car il était seul et sa fierté n’était donc pas menacée. Alistair avait déjà vaincu de nombreux sorciers ainsi que des créatures mais il ne savait pas à quoi s’attendre avec un livre… Aussi fut-il davantage terrifié lorsque le bruit s’arrêta. D’un coup, le silence reprit son territoire sur la maison qu’il occupait, mais ce mutisme était pesant, inquiétant. Il y était pourtant habitué ; il le subissait tous les jours, il s’en régalait même, il aimait l’absence de bruit. Mais là, c’était angoissant. Comme pour répondre à ses attentes le bruit reprit très vite, plus fort que la fois précédente, mais toujours comme s’il n’était pas vraiment réel, comme s’il n’était que dans la tête du sorcier…

     

    Alors, sans plus attendre, il saisit le livre et l’ouvrit. Rien. Rien ne se passa, rien d’inhabituel. Le bruit s'était à nouveau stoppé, les pages étaient abîmées mais lisibles… Alistair ne trouva pas une seule chose anormale dans ce livre, il était simplement plus gros que ceux qu’il achetait d’habitude et semblait avoir été lu par de très nombreux sorciers qui avaient tour à tour laissé des notes sur les pages. Un léger vent s’infiltra dans l’habitation. La fraîcheur de cette brise se glissant dans son cou le fit sourire, c'était agréable... Jusqu’à ce qu’il réalise en relevant la tête qu’aucune fenêtre n’était ouverte, ni sa porte. Que se passait-il ? Son visage se reposa sur le livre ouvert. Le vent avait fait tourner plusieurs pages et ce que voyait Alistair à présent était un objet dessiné sur une page, une chose qui semblait particulièrement réelle, elle semblait presque en relief…

     

    « Un retourneur de temps… »

     

    Il ne s’agissait pas tout à fait de l'objet auquel il avait pensé aussitôt, mais le sorcier allait découvrir ce que c’était exactement d’ici quelques minutes.

    L’objet luisait, de la lumière semblait sortir de sa matière et transpercer le parchemin. Le descendant Malefoy avait une terrible envie de le saisir pour l’extraire du livre mais il garda la tête froide : ce n’était qu’une illustration, et même dans le monde des sorciers et de la magie noire les choses faisant objet d’une illustration dans un livre ne prenaient pas vie. Ses yeux se fixèrent alors sur une phrase inscrite en dessous de l’image, qu’il lut à haute voix ;

     

    « Retourneur de temps inversé, permettant de voir son futur. À n’utiliser que si… »

     

    Le reste était effacé. Alistair pensait pouvoir trouver la suite quelque part dans le livre, il devait le lire avant toute chose, il aimait la magie noire certes mais il n’était pas fou et voulait toujours être sûr de la maîtriser avant de l’utiliser. Seulement, les pages refusèrent de se tourner. Il agita sa baguette au-dessus… Toujours rien. Le livre restait comme figé, le vent ne faisait plus tressaillir ses pages. Et s’il saisissait l’objet ? Cette pensée ne l’abandonnait plus depuis qu’il le voyait. Non, il devait d’abord lire le livre, c’était certainement dangereux. Il tenta de résister, mais le désir fut bientôt trop fort et l’emporta sur la raison. L’objet, enfin libéré de sa prison, brilla davantage, au point d’éblouir le sorcier qui fut contraint de fermer les yeux.

     

    « Mais… Qu’est-ce que… ?! »

     

    Il rouvrit les yeux, la lumière s’était visiblement atténuée. Ce qu’il vit devant lui le figea. C’était sa maison… Mais... En plus joyeuse. Or, il détestait la joie. Une table avec quatre couverts était dressée, il y avait également une grosse volaille en son centre, entourée de petits pois. Il avait toujours adoré la pintade aux petits pois ! Mais il n’était pas d’humeur à manger, il voulait comprendre.

     

    « Alistaaair ? cria une voix de femme.

    - Oui ? s’entendit-il répondre, malgré lui. »

     

    Une femme apparut devant lui, mais elle ne semblait pas le voir.

     

    « À table ! Dépêchez-vous ! »

     

    Alistair n’entendit pas cette dernière phrase, trop interloqué devant la scène qui se présentait à lui. Deux mioches venaient d’arriver, et la femme… Elladora. Avec quelques années de plus certes, mais il en était sûr, c’était elle. Il fut encore plus stupéfié lorsqu’il se vit arriver, embrasser la jeune femme et se mettre à table. Son futur… L’objet servait à voir son futur…

    À nouveau une lumière aveuglante surgit de l’objet qu’il tenait toujours fermement dans sa main, et il se retrouva chez lui.

     

    CHAPITRE QUATRE

     

    La stupeur que l’on pouvait lire sur son visage n’avait pas de nom.

     

    « Comment pourrais-je épouser une créature comme elle ? Ce que j’ai vu… Je… Elle doit connaître un philtre d’Amour plus puissant que le sang de Re’em ne peut l’être pour d’autres choses ! »

     

    Il croyait à ce qu’il avait vu sans y croire. La magie disait vrai, il en était persuadé… Mais comment expliquer tout ça ? Une boule s’installa dans son ventre, l’angoisse l’envahissait, le privant de pensées rationnelles. Comment était-ce possible ? Des tremblements commencèrent à le parcourir, d’abord doucement, puis de plus en plus forts, ils étaient persistants. Il avait des bouffées de chaleur, respirait difficilement. Il n’aurait jamais pu perdre le contrôle de sa vie ainsi. Épouser une sang-mêlé était totalement impossible. Inconcevable. Absurde. Ridicule ! Il ne trahirait jamais son sang, jamais. Toute cette émotion devenait insoutenable. Il ferma les yeux, pensant chasser l’anxiété ainsi. Il fallait qu’il fasse quelque chose pour changer son futur. Il fallait qu’il agisse, il n’allait pas laisser un stupide livre décider de sa vie.

     

    Si seulement il avait lu les pages précédentes avant d’utiliser l’objet maléfique… Il aurait su comment s’en servir afin de contrôler son futur et non pas d'en être spectateur. Mais il pouvait toujours… Il pouvait toujours y retourner et changer une fois qu’il connaîtrait le fonctionnement du retourneur de temps inversé. Cependant une sorte de voix tout au fond de son cerveau lui disait que c’était impossible, qu’il avait vu son futur et ne pourrait rien y changer. C'était trop tard. Et plus il essayait de se convaincre qu’il pourrait avoir un futur plus glorieux, plus la voix devenait forte. Le combat contre la voix était sans pitié. Il abandonna.

     

     

    La maison d’Elladora était bien différente de la sienne. Des fleurs traçaient un chemin jusqu’au seuil, son enfant jouait dans le jardin, ne semblant pas remarquer d’autre présence. Il poussa la porte sans frapper quelques coups avant et pénétra dans la maison, dont la décoration lui paraissait sacrément niaise.

     

    « Monsieur Malefoy ? s’étonna Elladora. Que... Que faites-vous là ? »

     

    Il n’y avait pas de nombreuses solutions qui s’imposaient à son esprit, il allait agir, maintenant.

     

    « Endoloris ! »

     

    Il était sans pitié. La jeune femme s’écroula, laissant tomber le panier de champignons qu’elle tenait dans ses mains quelques secondes avant. Elle ne produisait aucun son mais l’expression de son visage suffisait à comprendre quelle souffrance elle subissait en ce moment même.

     

    « Alors comme ça je me marierai avec… « Ça » ? »

     

    Elladora ne fit pas attention à ses paroles, la douleur envahissait tout son corps, ne laissant de répit à aucun fragment de peau, elle souffrait du bout de ses ongles à la racine de ses cheveux. Alistair arrêta, la mort serait bien trop longue à venir de cette façon. Mais il aimait jouer avec ses victimes, il aimait les torturer avant de les tuer.

     

    « Loco…, commença Alistair.

    - Protego ! »

     

    Sans qu’il n’y prête attention, la jeune femme avait saisi sa baguette et s’était protégée avec une rapidité qu’il ne soupçonnait pas. Elle lui lança un sortilège et ce fut le premier d’une assez longue série… Les maléfices s’enchaînaient, Elladora esquivait avec facilité et attaquait avec agilité. Mais le Malefoy avait bien plus d’entraînement en matière de maléfices et ce fut lui qui eut le dernier mot (même s'il était bluffé de découvrir le talent de la jeune femme). D’un Avada Kedavra, toute couleur s’effaça du visage de la jeune femme. Attiré par le vacarme, le Magg version miniature était arrivé et semblait perturbé par le bazar qui régnait dans la maisonnette. Quand le gamin vit sa mère, Alistair fut incapable de saisir ce qu’il pouvait bien ressentir, il le laissa là livré à lui-même sans ressentir aucun remord et s’éloigna. Sur le chemin du retour, enfin, il sourit. Il était débarrassé du futur dont il ne voulait pas et tuer cette femme était la plus belle chose qu’il avait pu faire depuis longtemps.

     

    Hélas la Divination ne permet pas que l’on puisse briser son futur. Quand il rentra chez lui, le livre était grand ouvert à une double page qu’il n’avait pas encore vue : une illustration représentait des hommes et des femmes à l’expression terrifiée, mais Alistair ne saisit pas pourquoi ils pouvaient bien avoir cette tête-là. Bientôt, il comprit. Sans avoir pu penser quoique ce soit, il fut comme aspiré par le livre, dans un monde dont nul ne pouvait sortir, il fut aspiré par le futur même, comme une punition pour avoir voulu annuler le sien. Il était la victime de cette magie qu’il chérissait tant. Le livre était un peu plus abîmé... qui serait le prochain ?


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  • Commentaires

    1
    je passais par là
    Lundi 19 Mai 2014 à 21:10
    j'adore HP, j'ai juste voulu lire un passage mais j'ai pas pu m’empêcher de tout lire !^^
    merci
    2
    Lundi 19 Mai 2014 à 21:18

    De rien, contente que ça t'ait plu !

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