• Leçons de français

    Je ne suis pas un as de l'orthographe, mais je déteste quand même les fautes et j'essaie d'en faire le moins possible. N'hésitez pas à lire mes leçons qui sont, je pense, assez faciles à comprendre ! Si vous voulez un sujet en particulier n'hésitez pas à en faire la demande. 

     

    Liste des leçons

     

    • [Homonymes] Au, Oh, Ho ou Ô ?

    •  Tout ou tous ?

     • [Conjuguaison] L'impératif

     • [Conjuguaison] Le participe passé

    Les chiffres/nombres en lettres

    Le pluriel des noms composés

    • [Conjuguaison] L'imparfait

    Les répétitions

    Les erreurs de genre

    Les accents

    •  [Homonymes] Oh, ho, ô ou au ?

  • Qui n'a jamais confondu oh et ho ? Qui place encore le ô, cette particule si charmante que l'on ne voit presque plus ? Commençons par rappeler un peu à quoi servent ces mots...

    Oh est une interjection qui sert généralement à marquer une émotion forte comme la surprise , l'admiration ou encore la déception mais également à donner plus de force à une phrase (« Oh ! J'ai faim » est plus fort qu'un banal « J'ai la dalle »). Est utilisée dans l'expression « oh la la ».

    Ho est une interjection aussi, mais beaucoup moins courante. Elle peut s'utiliser dans les mêmes cas que « oh » mais est surtout employée pour appeler quelqu'un, au même titre que « hé ». Est utilisée dans l'expression « ho hisse ».

    Ô est une particule qui sert à... invoquer. Le plus souvent elle est employée pour s'adresser à une divinité, à quelque chose de personnifié. Au fil du temps elle a été plus banalisée et sert à mettre en avant la personne ou la chose citée. Elle est également très utilisée pour exprimer la douleur ou le regret. On la place quasiment toujours au début d'une phrase, bien que ce ne soit pas obligatoire. Est utilisée dans l'expression « ô combien ».

    Au est très différent des trois mots précédents. Il s'agit d'un article cette fois-ci, qui est en réalité la contraction de « à de » et devient « aux » au pluriel. Il n'y a pas grand-chose à ajouter, je pense que vous savez quand on utilise « au » !

    « Au » est donc assez difficile à confondre avec les autres puisqu'il est employé dans des situations toutes autres. Mais entre « oh », « ho » et « ô » c'est une autre affaire... Parce que, finalement, ce sont presque des synonymes. Pour résumer il faudrait utiliser « oh » principalement pour accentuer les émotions, « ho » pour interpeller les personnes et « ô » avant d'évoquer quelque chose qui nous paraît important, même si dans certaines situations tous peuvent être justes.

    Petit exercice :
    Remplacez les tirets par le bon homonyme.

    Hé – ? Il y a quelqu'un ?
    Je m'en vais – bois.
    – femme, comme vous êtes belle !
    – que c'est grand !

     

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  • Prends pas cet air grave avec tes sourcils circonflexés et écoute ma voix aiguë t'expliquer tout ça !


    Entre août, abîme, où, hétérogénéité... Il est parfois difficile de n'oublier ni de confondre aucun accent. L'accent circonflexe est souvent le moins facile à gérer mais attention, même les plus simples peuvent piéger ! Commençons par de petits rappels :

    L'accent aigu : sans doute le plus répandu, on le voit sur le dos de l'éléphant. On ne peut le trouver que sur les e.
    L'accent grave : très courant aussi votre père et votre frère le connaissent bien. On peut le trouver sur le e, le a et le u.
    L'accent circonflexe : un peu plus rare il est parfois drôle de le chercher. On peut le trouver sur toutes les voyelles excepté le y.

    MINUTE CULTURE : l'accent circonflexe se place souvent sur une lettre qui précédait un s dans l'ancien temps. Avant on disait feste, maintenant c'est fête. Ca ne fonctionne pas avec tous les mots mais souvent, si !

    Enfin c'est bien tout ça, mais allons au plus important...
    Comment savoir où les mettre ?


    En fait, comme souvent avec le français, il y a des règles mais le plus efficace reste l'habitude, la répétition. À force de voir les mots avec leurs accents vous mettrez les bons. Vous pouvez quand même découper en syllabes les mots pour savoir si vous devez ou non mettre un accent. Sérénité par exemple se découpe ainsi : sé/ré/ni/té. Les e doivent avoir un accent car ils sont la dernière lettre de la syllabe. En revanche le mot terrible qui se découpe ainsi : ter/ri/ble n'en a pas besoin car le e est directement suivi d'un r. Il faut aussi savoir qu'on ne met jamais un accent avant deux consonnes identiques (intéressant, évidemment, etc).

    Ok, maintenant on sait où les mettre...
    mais lequel on doit mettre ?


    Entre é et è ce n'est pas si compliqué ! Ils ont chacun une prononciation particulière. Mère n'a pas le même son que allée, par exemple. Le plus évident reste donc sans doute de prononcer le mot à voix haute pour savoir de quel son il est constitué.

    Pour l'accent circonflexe en revanche, c'est un peu plus compliqué... En effet, il n'existe pas vraiment d'astuce ; il faut connaître les mots. Il faut tout de même savoir que, souvent, les accents circonflexes sont utiles pour :

    Différencier des homonymes (sur/sûr, jeune/jeûne, mur/mûr, etc).
    ○ Différencier les déterminants possessifs des pronoms possessifs (votre ou vôtre, notre ou nôtre).
    ○ La terminaison des deux premières personnes du pluriel au passé simple (nous apprîmes, vous aimâtes, etc).
    Certains adverbes en -ument, mais pas tous (absolument/assidûment).

    Bref. Lisez et vous apprendrez, c'est encore le plus efficace !


    Un petit exercice quand même ?

    Ajoutez les bons accents aux mots du texte suivant :
    L'elephant pechait sur la cote continument depuis des jours. Il voulait attraper des huitres mais ignorait qu'il n'y en avait aucune dans cette region. Cela le rendait tres triste car il raffolait particulierement de ces mets et voulait en offrir a sa mere pour sa fete. Malheureusement il dut bientot arreter pour se consacrer à son travail.

     

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  • Fille ou garçon ?

    Les erreurs de genre, c'est monnaie courante. Pourtant, prendre un nom masculin pour un nom féminin et vice-versa il faut l'avouer... Ca craint ! Et comme les hermaphrodites se font encore assez rares dans la langue française il va falloir faire un point sur tout ça afin d'éviter de se tromper.

    À vrai dire il est plutôt rare d'employer le féminin avec un nom masculin, cependant le contraire est très courant. Un asile, un hospice, un abîme, un éloge, un tentacule... Qui n'a jamais employé ces noms au féminin ? Hélas il n'existe pas vraiment de règle permettant de savoir si le nom est masculin au féminin. Il s'agit plus d'une question d'habitude, mais voyons ça de plus près quand même.

    Les hermaphrodites


    Certains noms veulent nous faire la vie dure et peuvent donc être l'un ou l'autre, masculin et féminin, suivant leur sens ou leur nombre.

    Amour : est masculin au singulier et féminin au pluriel (toutes mes amours, mon amour).

    Après-midi : celui-là fait souvent poser des questions, mais finalement il n'est pas compliqué puisqu'il peut être l'un ou l'autre, les deux étant justes, même si l'Académie Française recommande l'usage du genre masculin.

    Délice : est également masculin au singulier et féminin au pluriel.

    Gens : un peu plus compliqué, ce nom peut aussi être féminin ou masculin. L'Académie Française explique que "lorsque gens est immédiatement précédé d’un adjectif possédant une forme féminine distincte de celle du masculin, cet adjectif s’accorde au féminin ; cependant, cet accord n’est pas étendu aux autres éléments de la phrase, sauf pour les adjectifs tout et quel : « Instruits par l’expérience, les vieilles gens sont soupçonneux.« ; « Toutes les vieilles gens » ; « tous les habiles gens » ; « Quelles sottes gens ! »".

    Météorite : peut être masculin ou féminin, à vous de choisir !

    Oasis : est plutôt féminin mais peut s'employer au masculin.

    Orgue : ahhhh le fameux orgue ! Masculin au singulier il peut être les deux genres au pluriel suivant s'il désigne un seul instrument ou plusieurs. Par exemple si l'on parle de tous les orgues présents en France ce sera au masculin mais si on parle des somptueuses orgues de Saint-Sulpice (où il n'y a en fait qu'un orgue) alors le genre sera féminin.

    Réglisse : est féminin si l'on parle de la plante, masculin ou féminin si l'on parle de la racine. Emplyez donc le féminin automatiquement, comme ça pas de prise de tête !

    Erreurs courantes


    Parce qu'on pourrait y passer des heures sans jamais parler de tous ces noms, voici deux petites listes de ceux qu'on emploie souvent en commettant des erreurs !

    Sont masculins :
    Abîme, ail, amiante, antre, appendice, apogée, arcane, armistice, astérisque et obélisque, auspices, chrysanthème, décombres, éloge, équinoxe, esclandre, exode, haltère, hémisphère, hospice, interstice, limbe, opercule, ouvrage, ovule, pore, tentacule...

    Sont féminins :
    Absinthe, algèbre, acné, acoustique, affres, alcôve, amnistie, anagramme, anicroche, arabesque, argile, arrhes, atmosphère, ecchymose, échappatoire, écritoire, éphémérides, épitaphe, extase, glaire, hécatombe, hydre, idylle, immondice, octave, orbite, oriflamme, patère, primeur, stalactite, stèle, ténèbres, urticaire, vêpres, vésicule…

    Avec tout ça, plus d'excuses !

    Exerçons-nous


    Complétez le texte suivant avec les genres, en essayant de jouer le jeu et de ne pas tricher.

    L'autre jour, (quels/quelles) sévices il m'a fait subir ! J'ai dû boire (un/une) antidote, mais cela n'a pas suffit. Si vous aviez vu (tous/toutes) les ecchymose que j'avais après... Il m'avait suspensu en haut d'(un/une) obélisque et me lançait des poulpes dessus qui grâce à leurs (longs/longues) tentacules pouvaient me tenir. Heureusement, nous avons fini par signer (un/une) armistice quand l'athmosphère est (devenu/devenue) plus paisible.

     

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  • Nous n'allons pas nous pencher sur des problèmes d'orthographe, de grammaire ou de conjugaison cette fois-ci mais sur un autre souci tout aussi embêtant : les répétitions. Lorsqu'on lit un texte il n'est pas rare d'en trouver et elles gâchent parfois la qualité de celui-ci, le rendant moins agréable à lire. Alors suivez bien ce cours pour essayer de les « génocider » !

    Comment les repérer ?

    Relire le texte est la solution la plus simple et radicale ! Un conseil : lisez-le à voix haute, c'est encore plus efficace.
    Certains éditeurs de texte proposent ce service, tout comme certains logiciels que vous pouvez trouver sur internet comme Repetition Detector. Mais encore faut-il le télécharger (et il n'existe pas de version Mac ou Linux).

    Le plus simple reste donc la méthode la plus traditionnelle qu'il soit : relire son texte.

    Comment les radier ?

    Vous pouvez tout simplement utiliser un dictionnaire des synonymes, si vous en avez pas chez vous le net en propose pas mal. Évitez tout de même d'employer des mots que vous connaissez pas ou peu !

    Mais d'autres solutions s'ajoutent :

    Vous pouvez vous servir des pronoms (personnels, démonstratifs, etc) : mange ton céleri, tu n'as pas mangé ton céleri → mange ton céleri, tu ne l'as pas mangé. Pensez à « celle-ci », « ce dernier », etc qui sont souvent fort bienvenus pour éviter les répétitions !


    On se sert très souvent du verbe être et de l'expression il y a mais pourtant ils sont très faciles à remplacer : autour de la table il y a treize personnes → autour de la tables sont assises treize personnes.


    Idem avec le verbe avoir : j'ai faim → je souffre de la faim (bon certes là ça sonne un peu mélodramatique, mais c'est pour le principe). Avoir peut aisément se remplacer par détenir, ressentir, éprouver ou bien d'autres verbes selon le contexte.
    Ca fonctionne comme ça avec beaucoup de verbes courants (comme mettre, faire, dire...). Pensez donc aux autres tournures que peuvent prendre vos phrases avant de les condamner avec des verbes trop simples !


    Des fois on s'embête pour rien alors qu'on peut tout simplement supprimer le mot créant la répétition : j'hésite entre le plat anglais et le plat chinois → j'hésite entre le plat anglais et le chinois.

    À vous ! 

    Remplacez les répétitions dans ce texte :
    Les poissons nageaient tranquillement dans l'aquarium, les poissons avaient envie de manger et les poissons réclamaient à manger en sautant au-dessus de l'aquarium pour attirer l'attention de leur propriétaire pour qu'elle leur donne à manger. Mais la propriétaire avait la flemme de leur donner à manger car elle avait bien d'autres choses à faire même si ces choses à faire n'étaient pas aussi intéressantes que ses poissons.

     

    Pas de correction, mais vous pouvez partager votre solution pour avoir des avis.


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  • Il était une fois un poulpe qui avait un imparfait parfait...

     

    Quand emploie-t-on l'imparfait ?

    L'imparfait est un temps vraiment commun, que l'on trouve dans une grande variété de récits, parce qu'il sert avant tout à faire des descriptions (de scènes, de paysages, de personnes...). Il est également utile pour parler d'une action passée mais qui peut parfois encore se dérouler ou encore une habitude.

    Ca ressemble à quoi ?

    La leçon du jour va être bien simple, car les terminaisons de l'imparfait sont les mêmes pour TOUS les verbes, de TOUS les groupes. Il suffit de prendre le radical du verbe et d'y ajouter :

    ~ ais
    ~ ais
    ~ ait
    ~ ions
    ~ iez
    ~ aient

    Exemples :
    tu mangeais, nous mangions, vous mangiez
    tu abrutis, nous abrutissions, vous abrutissiez
    tu buvais, nous buvions, vous buviez

    Petites choses à savoir :
    ♣ Comme il ne faudrait pas que ce soit trop simple non plus, certains radicaux peuvent légèrement changer avec l'imparfait ou vous pouvez trouver deux i successifs, ou bien un y pour les deux premières personnes du pluriel.
    ♣ Au niveau des verbes du deuxième groupe il arrive aussi que, devant la terminaison, on trouve « iss » (finissais, finissions, finissiez, etc). Mais tout ça n'est qu'une question de logique et d'habitude !
    ♣ Quand un radical se termine par g ou par c on écrit alors ge ou ç devant les terminaisons de l'imparfait commençant par la voyelle a (les trois personnes du singulier et la troisième du pluriel).

    Nous avons fait le tour, il est donc l'heure de s'exercer !

    Mettez les verbes de ce texte à l'imparfait :
    Le petit canard (barboter) au bord de la mare pendant que sa mère, tout en écoutant du métal, (préparer) le repas : quelques asticots bien goulus. Les environs (être) calmes, il ne (pleuvoir) pas et les canards (finir) de se laver dans la mare. Malheureusement, ils ne (savoir) pas qu'un terrible poulpe sanguinaire et terriblement chapardeur (rôder) dans les parages.

     

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