• J'adore manger des pommes de terre en matant des arcs-en-ciel avec mes grands-mères !

     Cette fois-ci, nous allons nous pencher sur le sérieux problème du pluriel des mots composés. C'est important, mais pas si compliqué que ça. Toujours moins que de poser une division en tout cas...

    Alors, commençons par la base : un mot composé, c'est quoi ?
    C'est un mot qui en comporte plusieurs (comme chou-fleur ou tire-bouchon, mais il n'y a pas nécessairement un tiret). Ces mots qui les composent peuvent être des noms, des adjectifs, des adverbes, des verbes, des prépositions... Ca vous paraît peut-être peu sensé de parler de la nature de ceux-ci, mais en fait, tout part de là !

    Les verbes, adverbes et prépositions qui font partie des mots composés ne s'accordent pas, ni en genre ni en nombre, ils sont invariables.

    Exemples : des chasse-neige (chasse venant d'un verbe, on ne le met pas au pluriel). Il y a aussi des tire-bouchons, des sèche-cheveux, etc

    Les adjectifs, eux, s'accordent toujours !

    Exemples : des belles-mères, des coffres-forts, des longues-vues, etc

    Une seule exception : lorsque l'adjectif en question se termine par « o » (comme dans micro-onde), là, il ne prend pas la marque du pluriel.

    Pour les noms, c'est un chouilla plus compliqué... Effectivement, il s'agit là d'accorder en fonction du sens du nom.

    Exemples : des pommes de terre (pomme et terre sont des noms, mais seul le mot pomme prend un « s » car on dit « des pommes » mais elles viennent de « la terre »), timbres-poste (des timbres qui viennent de la poste), etc

    Faites donc bien attention à TOUS les mots qui composent celui qui vous prend la tête car ils ne s'accordent pas tous pareil. D'ailleurs, si vous avez une soudaine envie de vous creuser un peu la cervelle, voici un exercice tout cuit pour vous ;

    Mettez les mots composés de ce texte au pluriel.

    L'arme à feu de mon arrière-grand-père n'était pas plus grosse qu'un oiseau-mouche mais lui avait bien servi sur cette presqu'île où régnait le loup-garou. C'était un sacré globe-trotteur qui adorait manger le jaune d'œuf.

     

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  • Un, deux, trois... Ca va. Mais après ?

    Écrire les nombres en lettres n'est pas toujours aisé, ça vous dit d'apprendre ?

    La question du tiret

    Pour tous les chiffres et nombres simples, en un mot (sept, neuf, onze, etc), forcément, c'est facile : il ne peut pas y en avoir dont on va pas en inventer. Pour les nombres composés, en revanche, la question se pose. Là, tous les nombres inférieurs à cent en prennent SAUF s'il y a un « et » entre les différents nombres.

    Exemples : vingt-deux, trente-trois, quarante-sept, quatre-vingt-dix-sept etc MAIS vingt et un, trente et un, etc

    Donc, ceux se terminant en « un » ont souvent un « et » (tous sauf quatre-vingt-un et quatre-vingt-onze), mais les autres prennent des tirets.

    À partir de cent, pas de tirets (cinq cents, six cents, etc). Mais l'académie française, pour simplifier tout ça, a décidé il y a quelques années qu'il pouvait y avoir un tiret à tous les chiffres, même au-dessus de cent... Alors, c'est vous qui voyez.

    Ca, c'est fait !

    La question du pluriel

    Là, ça se corse un peu. Partons de un pour aller... Plus loin !

    1 : s'accorde en genre mais pas en nombre (on peut trouver un et une mais pas uns ou unes). Exemples : Trente et un oiseaux, trente et une pies.

    De 2 à 19 : ces nombres sont invariables, ne cherchez pas à mettre des e, des s ou quoique ce soit.

    20 : s'accorde s'il est est multiplié mais suivi d'aucun chiffre. Exemples : quatre-vingts, quatre-vingt-sept.

    De 30 à 99 : là non plus cherchez pas, c'est invariable, donc simple !

    100 : comme vingt, il s'accorde s'il est est multiplié mais suivi d'aucun chiffre. Exemples : sept cents, sept cent sept.

    1000 : toujours invariable !

    Millier, million, milliard : ce sont des noms, ils peuvent donc s'accorder en nombre. Comme ils ne sont pas considérés comme étant des adjectifs ni des nombres, s'ils suivent 20 ou 100 ils permettent quand même à ceux-ci d'être au pluriel. Exemples : sept cents millions, quatre-vingt-dix milliards.

    Tout ça, c'est pour compter, pour dire combien il y a de machins ou de choses, mais pour désigner une année, une date ou autre, les nombres restent invariables (par contre les règles sur les tirets restent identiques). Exemples : l'année deux mille douze, le sept mars, Louis seize, etc

    J'espère que vous avez tout compris, parce que c'est l'heure du devoir.

    Exercice :

    Que donnent ces nombres en lettres ?

    17 :
    61 :
    92 :
    114 :
    171 :
    325 :
    847 :
    2092 :

     

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  • Les canards sont arrivés sans avoir cancané.
    Si, le titre a un rapport avec la leçon que nous allons aborder.

    Aujourd'hui je vais vous apprendre à faire de parfaits accords avec le participe passé ! Il existe deux cas généraux : les accords avec l'auxiliaire être et ceux avec l'auxiliaire avoir. À côté il y a quelques autres cas simples, comme celui sans auxiliaire (où le verbe sert d'adjectif), ou un peu plus compliqués, comme avec les verbes pronominaux. Mais commençons par les cas les plus courants !

    Accorder avec l'auxiliaire être :


    Là c'est le cas le plus simple étant donné que le participe passé s'accorde toujours avec le sujet, en genre et en nombre.

    Exemples : Le repas est servi, la sauce est refroidie, les desserts sont arrivés, etc

    Accorder avec l'auxiliaire avoir :

    Le participe passé s'accorde dans ce cas aussi en genre et en nombre mais avec le COD cette fois-ci, et seulement si ce dernier est placé avant le participe. S'il n'y a pas de COD ou qu'il est placé après, alors le participe passé est invariable.

    Exemples : Ces confitures je les ai aimées / cette fille a aimé ces confitures, etc

    Accorder sans auxiliaire :

    Parfois le participe passé sert d'adjectif et si c'est le cas il s'accorde alors en genre et en nombre, simplement. En gros cela fonctionne comme avec l'auxiliaire être, pas de prise de tête donc.

    Exemples : Des patates ramollies, de la ratatouille écrasée, des saumons fumés, etc

    Accorder avec les verbes impersonnels :

    Lorsqu'un verbe impersonnel (verbe qui n'utilise que le pronom « il » et qui ne désigne pas de sujet particulier) ou personnel pris impersonnellement est utilisé, alors le participe passé reste invariable.

    Exemples : la pluie qu'il est tombé, les deux jours qu'il a neigé, etc

    Accorder avec les verbes pronominaux :

    Dans la plupart des cas les verbes pronominaux se conjuguent avec l'auxiliaire être et il n'y a donc pas à se compliquer la vie, les règles restent celles de l'accord avec l'auxiliaire être.

    Exemples : Ces personnes se sont bien régalées, ils se sont méfiés, etc

    Là c'est simple car les verbes sont forcément pronominaux (on dit « se régaler » pas « elles ont régalé », « se méfier » pas « ils ont méfié », etc), donc on accorde avec le sujet. Mais certains verbes sont dits « accidentellement pronominaux ». Dans une tribu cannibale par exemple on pourrait dire « ils se sont mangés » mais on pourrait aussi dire « ils ont mangé les autres », parce que le verbe ne nécessite pas forcément un pronom. Dans ce cas-là, les accords sont un peu plus compliqués, mais il faut faire comme avec les accords avec l'auxiliaire avoir.

    Exemples : Elle s'est mangé le bras (là, la cannibale s'est mangé quoi ? Le bras. Le bras est le COD et il est placé après, le participe reste donc invariable) / Elles s'est mangée, elles se sont mangées, etc (elles ont mangé quoi ? S' ou se = elles-même. Il y a accord puisque s' et se sont avant le verbe)

    Accorder un participe passé suivi d'un infinitif :

    C'est presque terminé, tenez bon, c'est pas le moment de lâcher !

    Il y a deux cas pour ce qui est de ces accords : soit le COD qui précède le participe passé et l'infinitif fait l'action exprimée par l'infinitif, soit il ne l'a fait pas. Dans le premier cas le participe passé s'accorde avec le COD, dans le deuxième il reste invariable.

    Exemples : La chanson que j'ai entendue (mais suivi d'un infinitif cela donne « la chanson que j'ai entendu chanter », entendu reste invariable puisque la chanson ne chante pas).

    Attention : les participes passés du verbe faire ou se faire restent toujours invariables !


     On dirait qu'il y a beaucoup à retenir mais au final c'est avant tout une question de logique, et puis d'habitude aussi. Au final, c'est plus facile que de poser une division ! 8D Voici tout de même un petit exercice pour vérifier que vous avez assimilé tout ça :

    1/ Elle a tout (manger).
    2/ Les desserts ont tous (disparu).
    3/ Ils se sont (avertir) mais ils ont quand même (terminé) comme de la purée (concasser).
    4/ Le piéton est (écraser) sur la chaussée. Sa chienne s'en est (s'en sortir).
    5/ Ca fait deux jours qu'il n'a pas (pleuvoir).

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  • Lisez, retenez, et appliquez !

    Pour tous ceux qui aiment donner des ordres, et même pour les autres, l'impératif est un temps qu'on ne peut négliger !

    Dis-moi à quoi il sert.

    La plupart d'entre vous le savent certainement, mais autant commencer par là tout de même. Comme dit plus haut ce temps a à voir avec les ordres puisqu'il permet de traduire un commandement, d'interdire, de donner une consigne, etc. Exemples : « Mange ! Pose ton portable ou donne-le moi. » Les verbes manger, poser et donner sont ici à l'impératif présent.

    Dis-moi comment ça marche au présent.

    Vous détestez la conjugaison ? Soyez soulagés, ce temps ne peut prendre en compte que trois pronoms personnels : tu, nous et vous, il ne s'accorde PAS avec les autres, ce qui fait déjà ça en moins !

    Avec la première et la deuxième personne du pluriel (nous et vous), les verbes ont comme terminaisons « ons » et « ez ». Exemples : verbe du première groupe, manger ; mangeons/mangez, verbe du deuxième groupe, finir ; finissons/finissez, verbe du troisième groupe, voir : voyons/voyez. Simple, non ?

    Cela se complique un peu avec la deuxième personne du singulier, « tu ». Avec les verbes du premier groupe il n'y a pas de s (mange, donne, pose, etc) sauf quand il est indispensable pour une liaison (penses-y, manges-y, vas-y, etc). Ceux du deuxième et du troisième, eux, prennent un s (bois, attends, lis, etc).

    Comme vous l'aurez remarqué les pronoms personnels n'apparaissent pas avant les verbes conjugués à l'impératif, sauf quand ces verbes sont des verbes pronominaux. Exemples : se promener = promène-toi, ne te promène pas. Le « toi » et le « te » sont indispensables.

    Parle-moi de l'impératif passé aussi.

    Si vous avez compris comment fonctionne l'impératif présent alors vous n'aurez sûrement aucune difficulté à piger au passé ! Il suffit de prendre le verbe être ou le verbe avoir à l'impératif présent (sois, soyons, soyez – aie, ayons, ayez) et d'ajouter après le participe passé du verbe qui vous intéresse : sois habillé, aie mangé, etc

    Simple, non ?

    Avec cette leçon, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas donner des ordres à qui vous voulez. °-° Toutefois, si vous avez un doute, n'hésitez pas à vérifier la conjugaison de votre verbe sur le conjugueur.

    Entraînez-vous !

    Mettez tous les verbes suivants tout d'abord à l'impératif présent, puis au passé.
    ♣ (ranger) ta chambre avant de partir !
    ♣ (suivre) les consignes des professeurs.
    ♣ Ne/N' (boire) pas tout le jus de citrouille, c'est pas bon pour la santé !
    ♣ (penser) à prendre ta brosse à dent.
    ♣ N'(oublier) que le Poudlard Express part demain.

     

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  • Tout ça me prend la tête. Ils sont compliqués tous ces français !

    Entre tout et tous... Que mettre ? En fait, tout est une histoire d'adverbe. Il suffit de comprendre ça, et tout ira comme sur des roulettes baguettes !

    Quand c'est tout...

    « Tout » s'accorde tout le temps SAUF quand il sert d'adverbe, puisque les adverbes sont invariables.

    La question est donc... Comment reconnaître s'il est un adverbe ou pas ?
    Un adverbe sert à préciser, voir modifier, le sens du mot qui le précède ou qui le suit. En général « tout » est un adverbe quand il est devant un adjectif, mais il peut aussi l'être devant un autre adverbe. Vous pouvez alors le remplacer par « complètement » ou « entièrement » (même si ça ne sonnera pas forcément bien, cela aura le même sens).

    Dans le cas de l'adverbe, ce n'est plus une question d'accorder ou pas, mais de sens. En fait, « tout » quand il est un adverbe désigne quelque chose dans sa totalité, alors que « tous » ne peut pas être un adverbe et désigne un ensemble (de personnes par exemple). Donc « ils étaient tout contents » veut dire qu'ils sont « entièrement » contents alors que « ils étaient tous contents » veut dire que tous ceux dont on parle sont contents.

    On dit donc, dans le cas où tout est un adverbe : Il était tout amusé/Elle était tout amusée/Ils étaient tout amusés. Le mot « tout » ne change pas.

    Vous devez donc laisser « tout » tel quel lorsqu'il est adverbe. Mais comme le français est compliqué, il y a des exceptions ! Ah bah oui, sinon ce serait pas drôle. En effet, « tout » peut varier s'il s'accorde avec un adjectif au féminin qui commence par une consonne ou un h aspiré.

    Exemples : Il était tout joyeux/Elle était toute joyeuse/honteuse/Elles étaient toutes joyeuses/honteuses. Le mot « tout » reste un adverbe mais s'accorde dans ces cas-là.

    J'espère que vous avez saisi la nuance, c'était le plus difficile à comprendre ! Le reste, c'est d'la patate. 8)

    Quand tout varie...

    Quand « tout » n'est pas un adverbe et qu'il sert d'adjectif, de pronom ou de nom en revanche, c'est beaucoup plus simple (ouf, direz-vous) ! Effectivement, là, il suffit d'accorder. Bien souvent dans ce cas-là « tout » est suivi d'un verbe ou d'un nom et il est à accorder en genre et en nombre avec celui-ci.

    Exemples : Toutes les filles sont là, toutes poursuivent tous les pauvres animaux. Tous les garçons, eux, sont assis là-bas. Tous discutent avec enthousiasme. Le mot « tout » s'accorde.

    Si vous avez compris, il est temps de passer à un petit exercice ! Sinon, le bureau des plaintes, c'est par hibou. :3


    Petit exercice ! Remplacez les …. par tout, tous, toute ou toutes.

    Elle a …. terminé !
    Il a mangé …. les pommes et le gâteau …. entier.
    Elle est …. chagrinée à l'idée de ne pas …. les voir.
    A …. instant, il peut arriver.
    Il était habillé …. en noir, comme …. les autres.

     

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